Après plusieurs années de forte collecte, le marché des sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) a traversé une période de turbulences : hausse des taux, baisse de la valeur de certains immeubles, révision du prix de part de plusieurs SCPI et allongement des délais de retrait. De nombreux associés se demandent s’il faut conserver, arbitrer ou renforcer leurs positions.
Regarder au-delà du taux de distribution
Le taux de distribution est l’indicateur le plus mis en avant, mais il ne suffit pas. Il faut aussi examiner l’évolution du prix de part, le taux d’occupation financier, l’endettement, la qualité des locataires et la diversification géographique et sectorielle du patrimoine.
L’intérêt des SCPI investies en Europe
Les SCPI qui investissent dans d’autres pays de la zone euro offrent une diversification supplémentaire. Elles peuvent aussi présenter un intérêt fiscal, une partie des revenus étrangers étant déjà imposée dans le pays d’origine selon les conventions fiscales applicables.
Arbitrer avec méthode
- Tenir compte des frais de souscription, souvent élevés, avant de vendre pour racheter une autre SCPI.
- Vérifier la liquidité réelle des parts détenues et les éventuelles files d’attente de retrait.
- Privilégier les SCPI dont le prix de part reflète déjà la valeur actuelle des immeubles.
- Choisir l’enveloppe adaptée : détention directe, assurance-vie ou démembrement de propriété.
Notre approche
Nous analysons ligne par ligne les SCPI détenues par nos clients et ne recommandons un arbitrage que lorsque le gain attendu dépasse clairement les frais et la fiscalité de l’opération.
Cet article est fourni à titre d’information générale et ne constitue pas un conseil personnalisé. Les dispositifs évoqués dépendent de votre situation et de la réglementation en vigueur à la date de votre décision. Pour une analyse adaptée, prenez rendez-vous avec un conseiller Gouvernance Family.